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la limite de l'Oise normande et de la Picardie, ce petit village (aujourd'hui 200 habitants), situé sur une veine d'argile du Pays de Bray, a autrefois tiré sa richesse de l'exploitation de ce filon qui fut transformé en statues, vases, pots céramiques réfractaires... Puis l'après-guerre, la période de reconstruction, virent ses dernières heures de gloire. L'arrêt de la ligne de chemin de fer, la perte d'intérêt pour la brique et la tuile, sonnèrent le glas de ces activités. Le lent déclin se poursuivit jusqu'en 1965. Alors qu'en 1900 l'effectif était de plus de 50 personnes, il chuta progressivement pour se réduire à 3 personnes et tout s'arrêta. |
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| L'USINE EN 1836 |
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| Cependant, en 1975, il reste encore des fous pour se dire que l'âme de ce lieu n'est pas morte. C'est un pari, osé, risqué, mais qui sera tenté et à partir de presque rien : une usine fantomatique mais peuplée des souvenirs de ceux qui y ont travaillé, et une petite équipe, soudée, qui va réactiver les fours, les séchoirs et créer, au fur et à mesure de l'expérience,la gamme des produits proposés aujourd'hui. Plus que dans tout autre fabrique, nous nous attachons à conserver, chaque fois que la qualité le nécessite, l'empreinte du travail manuel, car même si nous n'en voyons pas toujours la trace, nous savons qu'au fil des étapes de la fabrication, elle seule est garante de l'authenticité du produit que nous élaborons. |
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| Depuis 30 ans, certes, l'effectif a été renouvelé,
certains sont encore là, d'autres sont arrivés, mais l'esprit demeure,
parce que tous sont fiers d'entretenir la mémoire de modes de fabrications
qui, sans cela, disparaîtront un jour ou l'autre. |
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